Publié le — • Le Figaro
En contrepartie d’un engagement locatif de 9 ans minimum, l’investisseur pourra amortir jusqu’à 6 % par an, grâce au nouveau dispositif Jeanbrun. Benjamin Sibuet / stock.adobe.com
Sauf revirement de dernière minute, le projet de loi de finances pour 2026 devrait être adopté dans les prochaines semaines. Il recèle une bonne nouvelle pour les investisseurs locatifs : ils vont pouvoir amortir les logements acquis d’ici le 31 décembre 2028. Focus sur ce que l’on appelle déjà le dispositif Jeanbrun, du patronyme de l’actuel ministre du Logement Vincent Jeanbrun.
Le statut du bailleur privé est mort, vive le dispositif Jeanbrun ! Une précision sémantique qui fait sens. « Ce qui est proposé ne correspond pas vraiment à un statut du bailleur privé car il n’est pas pérenne et prend fin en 2028 », précise Dominique Lavallée, promoteur et président de Villadim.
Ce nouvel avantage fiscal repose sur la possibilité d’amortir 80 % du prix - le foncier n’est jamais amortissable - d’un logement neuf ou ancien à rénover acquis entre la date de publication de la loi (non connue à ce jour) et le 31 décembre 2028. Pour en bénéficier, il faut respecter un engagement locatif minimal de neuf ans (passé ce délai les amortissements peuvent continuer sans excéder la valeur, hors foncier, de l’opération) et respecter des maxima de loyers.
Un amortissement inversement proportionnel au niveau des loyers
Dans un logement acheté neuf, sur plan ou construit par l’investisseur, le taux d’amortissement atteint 4, 5 ou 6 % suivant que le niveau des loyers est « intermédiaire » ( 10 à 15 % environ en deçà du loyer de marché)…
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